Bon, au début cet article était destiné à répondre à ton commentaire, mais finalement j'ai tellement de choses à dire que je vais tout balancer ici.
Tout d'abord, donc, ta réponse. Que représentes-tu pour moi ? Très franchement, aucune idée. Tu m'as aimé je t'ai aimé. Tu m'as detesté et je t'ai aussi detesté. En fin de compte on a éprouvé des sentiments semblables. Qui auraient dû nous rapprocher. Mais finalement je me demande si ça ne nous a pas éloigné. Quand j'étais à l'hôpital j'étais dépendant de toi et d'Anaïs, mais maintenant je ne pense plus qu'à elle. Est-ce que pour autant je ne t'aime plus ? Non, ce serait faux de le dire. Mais je t'aime moins. Et je me fais peur à moi-même quand je vois l'amitié que je ressens pour toi et celle que j'éprouve pour Anaïs. C'est tellement différent. Tu sais j'ai honte de moi quand je relis les lignes que je viens d'écrire. Dire ça après tout ce que tu as fait pour moi...
Mais en même temps je sais pas. Il y a quelque chose qui est en train de naître au fond de moi. Ou peut-être plus précisément de renaître. Je recommence à n'avoir plus envie de grand chose. A renvoyer chier les gens. La preuve hier soir quand j'ai pété un cable d'un coup et que j'ai deversé ma haîne sur tout le monde. Ca faisait longtemps que je n'avais pas eu un tel balancement de rage, de haîne, de violence.
Je n'ai plus envie de rien, je n'ai plus envie de parler, plus envie d'être joyeux. Je me force à paraître, comme avant. Je mets ça sur le compte du bac qui approche mais au fond je sais que ce n'est pas ça.
Ca revient, c'est tout. Plus envie de vivre.
Et moi je suis con. Je croyais que c'était une période de mon passé. Je recommençais à être joyeux sans raisons particulière, à "goûter" la vie. Et puis tout s'effondre. Death is come again.